J2Û
LA VIE
battre dans le Divan , en un mot, onétoit fur la fin de Juillet, & on n’étoitguerre plus avancé que les premiersjours , lorsque le Grand-Visir fe livraà la résolution la plus inhumaine queiçeurent suggérer la crainte & la politi-que la plus outrée. Le Camp Tureétoit rempli d’un grand nombre d’Ef-claves que son avoit emmené de l’Au-triche , & de la Hongrie Chrétienne,il s’agiílbit de prendre ses seuretés fureux en cas de secours. Voilà la causede l’arrét que le Grand-Visir donna deles faire tous périr : Le lieu de cettehorrible boucherie fût ailîgné peu di-stant d’Arnoltz , Quartier du hacha deThemiswar , c’est aujourd’hui le Laza-ret de Vienne ; le pauvre Frédéric l’a-voit fous les yeux, & il pouvoit à tou-te heure du jour voir égorger tant d’in-nocentes victimes.
Mufiafa ne s’en tint pas là , iï envouloit à deux de ses Généraux , par-ce qu’ils avoient osé opiner contre sonsentiment, en faisant voir le risque quela Forte encouroit par une telle entre-prise z