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LA VIE
de croix, c'est ainsi que l'on resta per-suadé de la réalité de ses intentions. El-les étoient sincères , comme il est aiséde croire , & si elles n’eurent pas leureffet ai» Sérail , ce ne fût pas la fautede l’Esclave, comme on verra. Mon-sieur le Comte s’étant ainsi tranquillisél’ésprit, ne pensa plus qu’à servir ces bon-nes gens avec toute la ponctualité pos-sible. II leur devoit la vie ; il étoitjuste de les payer de reconnoissanoe ;il ne s’agiffoit plus que de se trouver auSérail en leur compagnie, persuadé quele dit Bernaccovik, Chrétien du mêmerite Romain , sur lequel toute séspe-rance étoit fondée, pour savoir connu,& même reçu de lui en son voyage dgConstantinople une Lettre de changede 200. sequins, ne lui manqueroit pasau besoin. Le reste du mois d’Aoûtjusqu’en Septembre , auquel arriva ladélivrance de Vienne , il fallut étran-gement supporter la faim , & souffrirbeaucoup de la fraîcheur des nuits , àcause du peu de nourriture qu’on pre-noit, & au defàut de vêtements ; ce
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