212
LA FIE
Commiflaire , asin de la faire partirpar le Courier , qu’il depíchoit à laPorte, à la fin de chaque assemblée ;cette lettre étoit dans une bourse bro-chée en or , scion sillage des grandsparmi les Turcs. La reponçe(')ne tar-da pas à venir ; elle étoit des plus gra-cieuses pour moi , & au-delà de mouattente pour les deux frères Boiniens ;le Grand-Visir loiioit fort ma recounoil-sance envers ces deux Soldats, & avoitfait agréer ma supplique au Grand Sei-gneur. Son ordre fut qu'on leur don-nât chaque année un Ziametto , c'eliune pension annuelle de mille pieces ,au lieu de 300. sequins , que j'avoisdemandé. La Patente , incluse dans lalettre cl u Commissure, fut envoyée im-médiatement au Bacha de Bosnie, pourla mettre en exécution. Je tins ceitonnes gens quelques jours en ma Com-pagnie
(*) Cette réponçe se trouve avec toutes Içjautres lettres que Mr. le Comte reçût de lapart dti Divan en cette conjoncture, & qu’ongarde fous la clef dans la Bibliothèque derinstitut.