LA V1Ë
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Présentement, dit Mr. le Comte deMarsigli, pour prouver la deffectuositéd’une telle Sentence , il est nécessaired’abord , de reconnoitre la deffectuositéde ses fondements. En premier lieu,c’est que les juges tenoient pour assuréque la Forteresse de Brifac fut en étatde faire tète à l’ennemy ; mais pourse persuader le contraire, iln’yaqu’àjetter les yeux sur la relation , quej’avois donné en conséquence de mesvisites.
De plus fur les décréts émanés de laDiette de Ratisbonne, & les instancesde nôtre part auprès de Son A. S. &les ordres en conséquence pour pour-voir au nécessaire des Places lur leRhin , que l’on y remarque le nom-bre des Soldats de la Garnison , celuides Pieces d’Artillerie , & l’étenduë desmurs de la Place contre l’insulte d’uiaEnnemy puissant , & en même temsqu’on pese bien qu’au moment quej’entray dans Brifac, il nes’ytrouvoitpas la moitié de ces provisions dé-clarées nécessaires par les susdits dé-créts-, non pas, dis-je, pour le tems