DU COMTE MARSIGLI. 13
d’uneépée rompue, avec ces mots, fr ét-eins integro. Eût-il imaginé, eût-ilpublié cette représentation affligeante ,s’il se fût crû flétri ; & n’eût - il pas crûl’être, fl la voix publique ne l’eût plei-nement rassuré ?
II chercha sa consolation dans lesSciences , dont il s’étoit ménagé le se-cours, fans prévoir qu’il lui dût être unjour fl nécessaire. Ce qui n’avoit étépour lui qu’un lieu de plaisance , devintun Asyle. Il conserva la pratique d’é-tudier par les voyages , dont il avoitcontracté Fhabitude, & c’est réellementla meilleure pour l’Histoire Naturelle ,qui étoit son grand objet. II alla enSuisse, où la Nature se présente sous unaspect fi dâiserent de tous les autres ; Ôcce pais l’intereísoit particulièrement, par-ce qu’il voûtait faire un traité de la struc-ture organique de la Terre , & que lesmontagnes font peut - être des espècesd’os de ce grand corps. 11 vint ensuiteà Paris , où il ne trouva pas moins de-quoi exercer la curiosité, quoique d’unemaniéré differente ; de là il parcourut
la