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LA FIE
la France , & s’arreta à Marseille pourétudier la Mer.
Etant un jour fur le Port , il recon-nut un Galérien Turc, pour être celuiqui l’attachoit toutes les nuits au pieu ,dont nous avons parle. Ce malheureux,frappé d’un effroi mortel , se jetta à sespieds pour implorer fa miséricorde, quine devoit coulisser qu’à ne pas ajouterde nouvelles rigueurs à fa mifere pré-sente. Mr. Marsigli écrivit a Mr. leComte de Pontchartrain, pour le prierde demander au Roi la liberté de ce Turc,óc elle fût accordée. On le renvoya àAlger , d’où il manda à son Libérateurqu'il avoit obtenu du Pacha des traite-mens plus doux pour les Esclaves Chré-tiens. Il semble que la fortune imitâtlin Auteur de Roman , qui a u roi t mé-nagé des rencontres imprévues óc singu-lières , en faveur des vertus de fou Héros.
Le Comte Marsigli fût rappelle deMarseille en 1709. par les ordres du Pa-pe Clément XI. qui dans les conjonctu-res d’alors crût avoir besoin de Trou-pes , óc lui en donna le commandement ;
tant