DU COMTE MARSIGLL nz
fes’forces; on ne lui fit pas un çnistère,comme on a coutume de faire ailleurs,de lui donner fur l'un & fur Pautre tou-tes les instructions capables de rassasierfa curiosité, car la droiture est le carac-tère des Suisses , comme la bonne foi& la fidélité, en est le propre quartovnodo , pour me servir des termes de maprofession ; On lui fit d’abord une idéed'un gouvernement populaire , tel quel’avoient pensé nos premiers Peres, enne-mi de toute supériorité tirannique ; onlui retraça la forme du Grand Conseil,où sont aiistì appellés les Chefs des Arts ,qui portent leurs voix aux délibérations< 3 c aux élections des Administrateurs dela justice & des affaires, soit domesti-ques , soit étrangères. Ces Administra-teurs , qui composent le Petit Conseil ,sont 50. en nombre , < 3 c leurs emplois »charges , & dignités dans la Républiquene durent que six mois , 25. des quelsgouvernent actuellement & les 25. au-tres leur succèdent après, pour leur don-ner le tems de se reposer : Cette alter-native en effet est de la •derniere impor-H 2 tance