Sans lesmonta-gnes lapeintureseroit pri-vée de sesplus bel-les ima-ges, demêmeque lapoésie deses plusbrillantesdescrip-gons.
ïo CHAP. IL BEA UTE DES
à un spectateur attentif? J’en appelle àInexpérience & au témoignage de ceuxqui,des païs unis , viennent dans noscontrées, íì diversement disposées, cou-pées á. partagées ; & de ceux que la cu-riosité , l’oisiveté ou l’intérét font sortirde nos vallons, pour aller habiter unpaïs fans montagnes. Que ce séjour leurparoît bientôt trille! Souvent il leur de-vient insuportable. La vue elt ennuïée;l’oeil elt fatigué, par l’uniformité d’unhorison toujours également étendu &également borné.
O U est-ce que la peinture & la. poésieont trouvé les plus belles images , lessujets les plus heureux, les descriptionsles plus brillantes? Eít-ce dansPétenduëuniforme d’-une longue fuite de plainesfans variétés, ou bien dans ces perspe-ctives riantes, qu’offre Pagréab’e diver-sité des vallons, des coteaux & des mon-tagnes ? Je ne puis me persuader queMonsieur DE HALL ER, dont le moin-dre mérite est celui d’étre un grand Poète,eut peint aussi vivement une vaste plaine& ses objets peu variés, qu'il a décrit lesALPES, dans ce poème, qui peut passer-pour un chef-d’œuvre de peinture. Quel-que long que puisse paroitre le morceau,je vais transcrire quelques strophes,sau-tant