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Essai sur les usages des montagnes : avec une lettre sur le Nil / par E. Bertrand M. D. S. E.
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Z2 CHAP. VI. SALUBRITE

au dessus de la mer. Cette surchargedair ne peut que diminuer le ressort desparties, le cours des liqueurs & don-ner lieu à des obstructions, source detoutes les incommodités.

Disséren- L A différence de la hauteur du ba~ceciu romètre, au haut dune montagne depoids ou trois milles, & au bas des mines, estsioi^ie* à seize à trente & deux pouces. Or seizelairíurun pieds de mercure pèsent douze cent li-homme. vres , qui, multipliés par dix pieds,somme de la surface dun homme detaille médiocre, font douze mille livres,pour le poids de lair que cet hommeportera fur cette montagne, élevée detrois milles. Doublons maintenant cenombre & nous aurons vingt & qua-tre mille livres, que le même hommeportera, s'il descend dans les lieux sou-terrains, le mercure sélève à trente& deux pouces. Une différence depoids & de pression fi considérable de-vroit causer , ce semble, des change-mens plus extraordinaires dans la tensiondes fibres & la situation des solides,dans le ressort des parties & létenduedes vaisseaux, dans la densité des fìui-des & leur mouvement. Mais lair ex-térieur environnant, par la communi-cation quil a avec lair intérieur du

corps