DES MONTAGNES. Zs
autant qu’il le comprime & qu’il ac-croît sa densité & son poids: Le chaudautant qu’il le rend dilatable, ou mieuxdisposé à se déveloper, ou a se rétablir.
Ainsi tout eít calculé dans la nature;tout est mesuré , combiné, compensé& accomodé, dans une harmonie mer-veilleuse, aux besoins des Créatures.
IL est vrai que, fur les pointes des Tempéra-plus hautes montagnes, on respire en |y edecertains teins un air trop raréfié, qui 1 air ‘peut incommoder ceux que la curiosité yconduit; mais aussi ceslieux-là ne fontpas faits pour l’habitation des hommes.
Les animaux, qui portent leur vol torthaut, comme les aigles, les milans, leséperviers, les faucons, supportent cettesubtilité d’un air raréfié ; mais on aobservé que les animaux de la plaine,transportés fur les hautes montagnes,peuvent à peine y voler ; il leur fautun liquide plus dense & à leurs ailesun point d’appui plus ferme. PourPhomme, il faut de même que Pair aitune certaine gravité, pour servir de con-trepoids au cœur & à tous les muscles,qui fervent à la respiration; & ce justemilieu entre la densité & la raréfactionse trouve communément dans nos h en-roulés contrées.
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D’AI L-