EPITRE.
convenable au sien, qu’en jettant les yeuxfur un de ses Amis, parfaitement galanthomme, que le discernement & la pro-bité rendoient excellent Juge en cette sor-te d’Ouvrages. * Agissant dans les mêmesvues, je me flatte d’avoir aussi bien ren-contré que lui.
Le plaisir que vous avez toujours pris,Monsieur, à la lecture de l’Original, de-vroit me faire appréhender de vous enossiir la Traduction. Cette derniere a degrands désavantagés. On ne prend plusle même intérêt a la plupart des choses.On a perdu certaines idees qui faiíòientdécouvrir de la fineílè où l’on n’en voitpresque plus. On ne íàuroit douter quetoutes les Langues n’ayent des beautésqui leur font particulières, & dans cettegrande diversité de tours & de stiles, tanten Prose qu’en Vers , quelle apparencequ’un Traducteur puilîe se prêter & seplier à tout également? Oserai - je pour-tant vous l’avouer, Monsieur? S’il n’y a-voit à dire que cela dans mon travail, jene redouterois pas tant ni le jugement duPublic ni le vôtre. Mais comment excu-ser quelques libertés que j’ai prises , &que des Lecteurs févéres ne manqueront
pas