EPITRE.
pas de traiter d’Attentat? Des espèces deParaphrases en quelques endroits, des Ré-tranchemens en d'autres; ici des Transpo-sitions arbitraires & là des Transitions a-joutées. Me pardonnera-1-on cette au-dace ?
S’il me falloit plaider ma Cause, je pour-rois représenter que les Ouvrages pure-ment d’esprit ne demandent, ni ne per-mettent pas même une Traduction si gê-née que le doit être celle d’une Histoire,par exemple, ou d’un Système de Philo-sophie; Que nos François exigent tantde clarté dans le discours, qu’il faut biense donner des licences, pour leur rendreintelligibles des Etrangers qui quelque-fois ne parlent qu’à demi-mot, ou quiquelquefois aussi se chargent de Synony-mes , de Parenthèses, & de Périodes d’u-ne grande longueur ; & qu’enfin, íi jefuis coupable, c’est peut-être pour avoirtrop déféré, en ceci, à l’exemple de quel-ques - uns de nos plus grands Maîtres,que j’ai, fans doute, mal imités. Je nesaisi çes raisons seront goûtées; mais jesai bien que personne ne peut être plusdilposé, que je le luis, à recevoir des a-vis , & à en profiter. C’est principale-
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