I. PIECE.
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Papier seellé & cachette , que je les priai Rou-vrir & de lire en tel temps. Us le firent, & trou-vèrent que mes Prédictions étoient justes en toutà une minute , ou deux près.
Au reste avant que de faire imprimer mes Pré-dictions, j'ai attendu que Pon eût publié les AI-manachs qui ont été faits pour PAnnée où noussommes entrez, J’ai voulu voir ce qu’ils diroient,Sc je vois que tout y est comme à Pordinaire.Je prie donc les Lecteurs de les comparer avecle mien , & pour montrer combien je fuis furde mon fait , je consens que toute ma réputati-on Astrologique dépende du succès des Prédicti-ons que je donne. Si Pévenement ne les justifiepas toutes fans exception, au moins dans les cho-ses qui font de quelque conséquence, je permetsà Partridge , Sc à ses Confrères , de crier aprèsmoi, à P Imposteur ! La moindre grâce que je doisattendre de toutes les Personnes qui liront cet E-crit, ç’est que Pon me croie auísi honnête-Hom-me , Sc auisi éclairé qu’un faiseur ordinaire d’Al-manachs. Je n’ai pas vécu dans les ténèbres -, jene fuis point inconnu dans le monde , 8c je metsà la tète de cet Ouvrage mon Nom en gros ca-ractères , afin qu’il soit chargé de Pinfamie publi-que , si le Public s’apperçoit que je lui en ai vou-lu imposer.
On trouvera peut-être que je ne parle pas as.fez de ce qui doit arriver dans le Royaume. Maismon excuse est prête , «Sc telle que Pon doit yavoir égard. Les secrets de PEtat sont de ceschoses à quoi je ne puis toucher fans danger,ou fans crime. Je n’ai pas la même raison pour