I. PIECE.
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les petits Evenemens qui ne font rien à la Cou-ronne. Ausii en parlerai-je plus librement, & lavérité de mes conjectures ne paroitra pas moinsen ceci qu’en tout le reste. Je m’expliquerai,avec la même liberté, fur ce qui doit arriver deplus remarquable en France , en Italie, en Espagne,& dans les Païs-bas. II s’y passera des choses dela derniere importance. J’aurai foin d’en marquéeprécisément le jour , & de peur qu’on ne s’ytrompe, mes Lecteurs seront avertis que je fuisle vieux stile. On fera bien de s’en souvenir,lorsque l’on voudra comparer mes Prédictions a-vec les Gazettes.
Je n’ai plus qu’un mot à dire. Je me rangeau parti des Savans qui jugent le plus favorable-ment de l’Astrologie. Ils ne croient pas que lesEtoiles agissent fur nous par une nécessité de con-trainte, & qu’elles nous entraînent par force. Ilsveulent seulement qu’elles agissent fur nous parune nécessité d’influence , & qu’elles donnent lebranle à nos actions & à notre volonté. Ainsi,avec quelque exactitude que j’aie observé les rè-gles de l’Art, la Prudence ne semble pas me per-mettre de parler de l’accomplissement de mes Pré-dictions avec trop de confiance. C’est une Ob-jection considérable, & que j’ai bien pesée. Caril peut arriver, par exemple, qu’un Homme nésous une Planète qui le porte à la débauche , àla fureur, à l’avarice, corrige, par des efforts defa Raison , la maligne influence de son Etoile.C’est, dit-on , ce que fit Socrate. Mais d’un au-tre côté, les grandes affaires dépendent d’un grandnombre d’Hommes qui y concourent, & l’on ne
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