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II. PIECE.
étoit la cause naturelle de sa Maladie ; ”• Quoique„ je fois bien persuadé, ajouta-t-il , & que j’aie de„ bonnes raisons qui m’obligent de croire que„ Mr. Bicbprjìajs n’en a parlé qu’à l’avanture , &„ qu’il ne fait, non plus que moi, ce qui doit,, arriver cette année Je lui répondis, que j’e'toissurpris de ce que je venois d’entendre , & que jesouhaiterois qu’il se portât assez bien pour me pou-voir dire les raisons qui lui faisoient croire queMr. Bickerjìajs est un Ignorant. ’’ Je ne suis moi-,, même , nie repliqua-t-il , qu’un pauvre homme„ fans lettres. Vous savez quelle a été ma pre-„ miére Profession. II en est à peine de plus bas.,, ses. J’ai néanmoins assez de lumières pour sa-,, voir que l’Astrologie n’est qu’un jeu d’impostu-„ re. La preuve en est facile. Les gens sages &„ éclairez, qui font les seuls qui peuvent savoir„ si cette Science est solide , s’accordent tous à,, s’en moquer. II n’y a que le sot & crédule,, Vulgaire qui en fasse quelque estime ; & sur quoi,, la íonde-t-il? Sur l’autorité de quelques pauvres,, Ignorans comme moi , qui ne fais presque ni,, lire ni écrire..
Alors je lui demandai, pourquoi il n’avoit pascalculé fa Nativité pour voir si elle se rencontraitavec la Prédiction du Sieur Bickçrjìajf't A cette que-stion , il branla la tète, & me dit; ” Oh ! Monsieur,,, il n’est plus tems de rire. A l’heure qu’il est,,, je dois me repentir de toutes ces badineries,
,, & je m’en repens du plus profond de mon cœur.
„ Je dois donc conclure, lui dis-je , que les Obíer-„ vations & les Prédictions , que vous faisiez im-,, primer dans vos Almanachs, n’étoient que des
„ Chan-