si l’on considéré le triste état où les Sciences fontréduites dans ce Royaume-là. Je n’ignore pas leprofond respect que l’on doit aux Tètes couron-nées ; mais hazarderai-je trop, si je dis qu’il y vade l’h onneur de fa Majesté Portugaise , d’interpoferson Autorité Royale en saveur d’un Homme deLettres , & d’un bon Gentilhomme , né Sujet d’u-ne Couronne avec laquelle la sienne est si étroi-tement unie. Quoiqu’il en soit, voilà les seulsEnnemis que mes Prédictions m’opt attiré ici &ailleurs ; Mr. Partridge , & fes Associez les Inquisi-teurs de Portugal. A ce Roïaume près, tous lesautres Etats , & Princes de PFurope m’ont fait au-tant d’honneur que j’ai dû en attendre. Je pour-rois satire un gros Volume des feules Lettres Lati-nes que j’en ai reçues ; & si je les saífois impri-mer , je ne voudrois pas de meilleure Apologie.Mais je fai trop bien ce que l’on doit au commer-ce des Savans, pour en trahir les secrets.
J’eípere avec tout cela que quelques-uns de cesillustres me pardonneront la liberté que je prensde tirer , de leurs Lettres , deux ou trois Citations,qui servent extrêmement à ma cause. Le favantifsime Mr. Leibniz a mis cette A d reste fur la troisiè-me Lettre qu’il m’a fait l’honneur de m’écrire :Illtijbrijjìmo BICKERSTAFFIO Astrologie Instauratorì&c. Mr. Le Clerc , dans un Ouvrage qu’il publial’année derniere, & où il cite une de mes Prédic-tions, a la bonté de dire, ita nuperrìmè BICKER-STAFFIUS , magnum illud Angliae Sidus. ' Un au-tre Professeur distingué parle de moi en ces ter-mes : BICKERSTAFFIUS, nobilis Anglus , Astrologo-rum hujusce sœculi facilè princeps. Mr. Magliabeccbì ,
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