III. PIECE.
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personnellement avec les Esprits, à moins d’ètreactuellement trépassé '{
3. Mais voici bien d’autres nouvelles. Cet Al-manach, où il 'áche de persuader au monde quej’ai été un faux Prophète, cet Aìmanach, dis-je,prouve la vérité de ma Prophétie. L’Auteur ydit , que non feulement il et en vie à présent,mais q u'il l’étoit aussi le 29. jour de Mars, au-quel j’avois prédit qu’il mourroit. 11 croit donclui-mème qu’il est possible qu’un Homme, quiest h cette heure en vie , ne le fût pas une an-née auparavant , & voilà l’Equivoque. II n’ofepas affirmer qu’il a toujours vécu depuis le 29.de Mars. II se borne à dire , qu’íl vit à pré-sent , & qu’il vivoit ce jour - là. Je lui accordele dernier point , parce qu’il ne ne mourut quela nuit , comme il paroit par la Rélation impri-mée. Si depuis , il est revenu en vie, c’est tou-jours un Problème , dont le Public peut croirece qu’il lui plaira. Quelle indigne Chicane ! J’enai honte pour celui qui me la fait,
4. Que Mr. Partridge en juge lui même. Est-ilvraisemblable que j’aie eu l’imprudence de met-tre à la tête de mes Prédictions la feule faussetéque l’on y ait découverte ; & cela, fur une aff ai-re qui devoit fe passer à ma porte ? Quelles rai-sons ne m’obligeoient pas là-dessus à la derniereexactitude ? Pouvois-je ignorer que mon erreurdonneroit une grande prise fur moi à un Hom-me qui a autant d’efprit & de savoir qu’en a M.Parlridge ? Quel bruit n’a-t-il point fait de la feu-le petite Objection qu’il a pû déterrer contre mesPrédictions ï Et quel vacarme ne [devois-je pas
atten-