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III. PIECE.
attendre de sa part , s’il y en avoit pû décou-vrir davantage ?
Je dois me plaindre ici de l'Auteur qui a écritla RELATION de la Mort de Mr. PARTRIDGE.II me taxe d'une erreur de quatre heures. Cetteaccusation faite par un Ecrivain grave & judicieux,& d’ailieurs annoncée avec un grand air de con-fiance & de précision ; cette accusation, dis-je, asailli d’abord à me déconcerter. Mais je me fuisun peu rassuré , lorsque j'ai fû que cet Auteurs’est lui-mème trompé dans les Observations qu'ila faites. Je n’étois pas en Ville, lorsque la cho-se arriva. Je n’y pensois presque plus même, par-ce que je ne doutois nullement de l’exactitude &de la vérité de ma Prophétie. Mais quelques-unsde mes Amis, qui s'intéressoient à mon honneur ,firent toutes les perquisitions nécessaires, & trou-vèrent que mon Erreur n’étoit pas tout-à-fait detrente minutes ; ce qui, à mon avis, ne valoit pasla peine de se récrier tant contre moi. L'Auteucqui me releve doit mieux prendre garde une au-tre sois à ce qu'il dira, pour son honneur, & pourcelui du Prochain. Bien m’en prend de n'avoirpas commis d’autres fautes; car il y a beaucoupd’apparence qu'il n’anroit pas apporté plus de cé-rémonie à les publier.
Je ne íàurois finir fans lever une difficulté quel'on m’a proposée. Quoiqu'elle soit fort legere,il y a bien des Gens qui s'y arrêtent. Voici com-me l’on raisonne pour soutenir que Mr. Partridgeest en vie: Mr. PARTRIDGE, dit-on , écrit encoredes Almnnachs. D'accord, ai-je répondu mille foisà ceux qui le soutiennent : mais Mr. Partridge ne
fait