N O U E L LI S T E. Art. II.
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Femme : Elle s’imagina qu’il faisoit par dédain »ce qu’il ne faisoit que par une espèce de delès.poir. Aussi ne manquoit-ellé pas les occasions delui en faire de cruels reproches. II ne pouvoitrentrer chez lui qu’il n’eût sujet de se repentir d'a-voir quitté si-tôt ses Amis. C’étoit toujours le mê-me accueil. ”Quoi! Vous avez pû sortir d u Ca-„ baret de si bonne heure ! N’y avoit-il plus d’I-„ vrognes à vous y tenir tète? Que je fuis malheu-„ reufe ! Vous ai-je donc préféré à tout le monde„ pour être ainsi traitée? Madame, lui repliquoit-„ il, y eut-il jamais d’impertinence égale à la vô-„ tre ” ! En un mot ce Couple étoit l’Exçmpledu Mariage le plus mal assorti du monde & de sesplus fuhelles suites. Laflè enfin de gronder inu-tilement , la Dame alla faire ses plaintes à un deses Oncles, qui, après l’avoir entendue, lui remitentre les mains une Bouteille remplie d’une certai-ne liqueur Sc lui dit ...
Mais il me semble que je ne suis pas en trainde conter, & il n’y a rien de plus désagréable,que ces Contes faits de mauvaise grâce. II vautdonc mieux laisser parler notre Poète, qui s’ex-prime atinsi :
RECETTE pour les femmes grondeuses , qui veu-lent gagner le cœur de leurs Maris.
Si, pour rendre un Epoux heureux,
II ne íaìloit qu’une Epouse charmante jGniotie rencontra des mieux.
Nul aopas ne manquoit à la Beauté naissante,
Qu’en nom de Femme il prit à foi :
Elle étoit faite au tour, & le je ne íai quoi,
Celui