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LE PHILOSOPHE
„ Ainsi nous serons tous contens ;
„ De l’odeur de mon vin vous ne pourrez vousplaindre;
„ Et moi, je n’aurai plus à craindre„ Votre sotte harangue, Sc vos airs insultans.
Sans doute il falloit que GrégoireEût perdu tout à fait le sens & la Raison,
S’il eut la foiblefle de croireQu'un tel dessein rendroit la paix à fa Maison.
Le mal en devint pire, Sc Jeanne dépitée
N’en fut que plus méchante, & que plus emportée.
Elle en etourdissoit ses intimes Amis.
Dans ce nombre elle avoit unOncle,homme très-íàge,Et qui dans tout le Voisinage ,
Passoit pour un Oracle en fait de bons avis.
Elle alla le trouver, lui dit fa doléance,
Et lui fit de ses maux entiere confidence.Ingénument elle lui conta tout.
Tout. . fans taire le point qui 'a poussoit à bout.
„ Chere Nièce, vos maux ne font pas fans remède,
„ Lui dit-il; si plutôt vous m’euílìez consulté,
„ Par un thrésor que je possède,
,, je pouvois, en un mois, avec facilité,
„ Vous rendre le repos de toute votre vie.
,, Dans mon Jardin coule un foible ruisseau,
„ Dont la source presque tarie,, Pour mouiller le gravier donne à peine assez d'eau.
„ Cette eau, rare en tout sens, à la vertu puissante„ De rétablir la paix entre Femme & Mari.
,, De cet «fiée admirable, inoui,
„ La cause est auílì surprenante.
„ Cette eau, beaucoup mieux que le vin,
,, Par une qualité secrette,
D’un