NOUVELLISTE. Art. II.
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Mais l’Epouse fur tout entêtée, arrogante,
Le prend fur un ton de hauteur,
Et ses discours, remplis & de fiel & d’aigreur,
Sont soutenus d’une voix si bruyante,
Que Grégoire étourdi, pour fuir ce Démon,N’habite presque plus dans fa propre Maison ;
Le Cabaret devient sa demeure ordinaire;
II y passe le jour, & la nuit presque entiere.
Mais lorsqu’il faut enfin retourner au logis,
II ne peut y rentrer , qu’il ne trouve fa FemmeDebout, & l’attendant pour lui chanter fa game.
Dieu fait le vacarme & le cris !
,,Un peu trop tôt,Monsieur,vous avez fu vous rendre,'„Encoreune heure ou deux,vous deviez bienatendre,,Que le Soleil levé vous montrât le chemin.
„Voilà pour une Femme un ragoût admirablewQy’un Estomac puant le tabac & le vin î„ Le bel état ! ô la Figure aimable !
„ Et c’est pour cet Original,
„ Pour son beau nez que je suis faite,
,, Et que je. souffre tant de mal !
„ Voyez un peu ce Mignon de couchette;
„ II lui faut de l’esprit, du bien, de la beauté,
„ de la vertu sur tout ! Eh quoi ! pour une Bête ,„ Qui ne fait aucun cas d'un thrèsor si vanté,
„Qui le laisse inutile.. .”Ah! vous me rompez la tête ,Dit Grégoire y à la fin de colère enflamé,
Mais par le vin encor plus animé ;
„ Entendrai-je toujours la même impertinence ?
», Ai-je exigé de vous que vous palliez la nuit ?
,, Ne puis-je me coucher qu’avec votre assistance?,» Dans la Maison, je crois, nous avons plus d’un lit.
„ Eh bien ! prenons chacun le nôtre;
„ Ne venez pas au mien, je n’irai point au vôtre ;
. D 2 Ainss