NOUVELLISTE, à II.
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Jeanne retourne à POncle, & lui conte avec soinEt fa joye passée, & son présent besoin.
La cure est difficile, & de l’Eau sans pareilleII lui faut une autre Bouteille.
„ Ma Niece, voulez-vous, lui dit-il gravement,
„ Que je vous parle franchement?
„ L 3 Eau que je vous donnai n'est que de l’Eau com-mune ,
„ Et non plus que les autres eaux,
„ Pour la guérison de vos maux,
„ Elle n’a ni vertu, ni sympathie aucune.
„ C’est de vous-même & de votre Raison„ Que dépend cette guérison.
„ De tant d’appas le Ciel vous a pourvue,
„ Que si, de quelque addresse à la faire valoir,
„ Cette beauté se trouvoit soutenue,
„ Sur le cœur le plus dur vous auriez tout pouvoir.», Aces charmes divins joignez la complaisance;
», Apprenez, quand il faut, à garder le silence,
», Et comptez qu’il n’est point de si bizarre Epoux,, Qui n’ait de la tendresse, ou du respect pour vous.
De mon Cabinet , le IZ. Avril
* La connoissance de l’Astrologie m’a été d’ungrand secours, depuis que je me fuis érigé en Nou-
D 4 vel-
* Cet Article est une raillerie des Prédictions du Doc-teur Swift. Ce Dr. s’e'toit servi de sa prétendue Astrolo-gie pour tourner en ridicule les Whigs qui exageroientles malheurs de la France au commencement de 1703, fan*dire presque un mot de la bataille d’Almanza & du mau-vais succès de l’expe'dition de Toulon en 1707. Mr.Steelese sert du même prétexte de l’Astrologie pour tourner en
ridicu-