LE PHILOSOPHE
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Ne pourrois-tu, de fils, ménagez par tes doigts,Des ombres & du jour suivant toutes les lois,D’un triomphe éclatant représenter la gloireOu décrire un Combat suivi de la victoire '{
Eh bien , que doit faire ensuite cet Ouvrier ?Afin qu’il connoisse toute la grandeur du Héros,qu’il doit représenter , le Poete le munit d’untrès-bon cheval,
Qui, fier, rongeant son mors, faute, bondit, & rue,La tète haut levée «Sc la queue étendue.
Pour ce qui regarde l’intrepidité, le calme, la pré-sence d’esprit, & l’application constante de cet il-lustre Capitaine, il n’est pas nécessaire que l’Ou-vrier s’en mêle ; vous n’avez qu’à lui ordonner engros, qu’il l’éleve aussi haut qu’il pourra, & s’ilne le fait pas, tant pis pour lui. Mais recom-mandez-lui fur tout,
Que de joie à l’envie, l’une & l’autre animée,
La Victoire paroisse avec la Renommée,
Qui volant fous la nue c & touchant presque auxCieux,D’un doux battement d’aile <& d’un ris gracieux,
Le couronnent en l’air &c.
II ne feroit pas plus difficile de tenir tout prêtpour la Campagne suivante, un Poème entier decet ordre, qu’il l’est de laisser un vuide dans leCanevas d’une Tapisserie pour la Figure principa-le ; pendant qu’on travaille au reste. Desorte qu’àdire le vrai, celui qui se mêle de donner des avisà l’Artisan ne sait que le copier. Voilà, si je neme trompe , une méthode qui doit être d’ungrand avantage pour les Novices. L’invention en
est