NOUVELLISTE. Art. III.
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Au sortir de la Comédie , m ex Amis & moinous rendons d’ordinaire à ce Cassé dans Peípe-rance d’y trouver quelque nouveau Poème , ouquelque autre Pièce divertissante , entre les Gensd’efprit Sc les agréables Débauchez , dont le nom-bre est fort petit aujourd’hui. Mais il .est éton.nant qu’il y ait si peu d’Ecrivains, lors que l’Artde faire des Livres est devenu purement mécha-nique, & que l’on peut s’y rendre habile par desrègles aussi.certaines & infaillibles, que vous pou-vez devenir Charpentier ou Masson. Ce qu’unColporteur vient de crier, il n’y a qu’un moment,nous en fournit un bon Exemple ; il debite desInjiru&ions à (a) VANDER BANK, Suite de ÍAvisaux Poètes (b) Poème, fur les glorieux succès des Amies deSa Majeflé, t"aimée dernière en Flandre, fous le Com.mandement du Duc de MARLBOROUGH. II fautque vous sachiez que , l’Auteur s’étant apperçûque les Poètes ne vouloient pas recevoir ses A-vis, il ne se mêle plus de leur en donner; maisil a trouvé un certain Vander Bank^ , qui fait detrès-belles Tapisseries de haute lice: De forte que,pour célébrer le Héros de notre siècle , il vousramasse tout ce que l’on peut dire d’un Hommede ce Métier-là , & qu’il lui adresse le discours àpeu près en ces termes:
Eleve de Minerve, admirable Ouvrier,
Qu’un chef-d’œuvre aujourd’hui forte de ton Métier.Si tes savantes mains expriment la nature;
Tissent les passions, filent une avanture ;
, . Ne
(a) Ce VandcrJBank ctoit inimitable dans fa profession,&| jamais personne n’attrappa mieux que lui le natureldans les Ouvrages de Tapisserie.
(a) Tout ceci regarde Je Chevalier R. Blackmore.