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ons pendant trois heures de tems. Tout s’y bor-ne à la petite satisfaction des deux Sens, & la vo-gue où font les Opéra prouve bien plus unecorruption dans le goût, qu’un rafinement dansles plaisirs. II est clair que la partie intelligentede l’Homme ne prend aucune Part à ces Specta-cles ; Car on nous mande que presque toute laPièce ètoit en Italien, & qu’un savant Critique ,qui ètoit là par hazard, tomba dans les convul-sions, tant il eut de douleur de voir non feule-ment la double unité méprisée ; mais encore tou-tes les Langues & toutes les Nations confondues.II s’en mit dans une si furieuse colère ,-qu’il a é-crit contre les Opéra un Livre qu’il va faire im-primer. 11 prétend que les Opéra ne font pro-pres qu’à efféminer les Peuples , qu’ils ont déjasemé parmi nous une sécrété impatience d’avoicla Paix, & que, s’ils ne font pas défendus au plu-tôt., ils nous ôteront l’envie de continuer la Guer-re. II a communiqué le plan de son Ouvrage àtoute la Compagnie. 11 y examine d’abord dequelle manière ces fortes de Spectacles fe fontintroduits. Cette question le conduit á considé-rer la nature du Son en général, & de là il pas-se à une Digression fort travaillée fur les dilferenscris de la Ville de Londres. II montre , par debonnes raisons philosophiques , que l'on a díivendre les Allumettes en chantant, les Huîtres encriant, les Racines & les Herbes potagères fanscrier ni chanter, ni parler ; mais avec un accent,& d’un ton qui n’est naturel ni à l’Homme, nià la Bête. Cette Pièce semble avoir été faite suc
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