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LE PHILOSOPHE
vions ící tout à-Pheure des deux Espèces. L J unn’a fait que sifler, rire, chanter, faire des cabri-oles. L’autre a écrit trois lignes, est allé faire untour de Jardin, est rentré, a déchiré son fragmentde Lettre, a demandé du Chocolat, & puis en-fin est sorti fans rien prendre.
Les Adorateurs de Cbloè sont à présent en figrand nombre dans cette Chambre, & ils y sonttant de bruit, qu’il n’y a pas moyen d'y tenir.Je ne fais plus ce que j’écris, & je fuis contraintde renvoyer à une autre fois la fuite de mon Hi-stoire. Je la reprendrai à quelque heure, & j'in-formerai le Public du nombre des Bouteilles quel’on vuide tous les soirs à Phonneur de Pune deçes Belles, & de soupirs que Pon pousse, ou desChansons que Pon écrit pour Pautre.
Du Casé de GUILLAUME, le même Jour.
Les Lettres de (a) Hay.marhet nous apprennentque Samedi dernier Pon y joua POpera de Pyrr-hus & de Demeírius , & que la représentation enfut fort applaudie. Ce dernier point a été mor-tifiant pour les Personnes qui connoissent les vrai-es beautez du Théâtre. Ces beautez doivent êtreun plaisir, un divertissement pour PEfprit & pourla Raison. Mais pour goûter ce nouveau genredes Pièces dramatiques, il faut que la Raison, &PEfprit demeurent supprimez dans leurs opérati-ons
(a) C’est-à-dire le Marché au Foin, qui est le nom d*la Rue où l’on a fait bâtir un Théâtre , pour y jouer l’Q-pera.