LE PHILOSOPHE
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,, me regarder au Miroir. Les Railleurs m’ap-„ pestent, Quìà nmic'í Pour marquer peut-être„ que je fuis un Zero dans le Monde. Mais leur„ Quolibet est Latin, & je ne m’embarrasse gue-„ re de ce qu’il signifie. La derniere comparuti-„ on que je fais, est le soir, au Casse de St. James.„ Qui que ce soit que j’y trouve, je m’entretiens„ avec lui ; mais toujours fans disputer sur quoi„ que ce puisse être. Mon Esprit est incapable,, de cette fatigue : il reçoit tous les Objets fans„ en retenir aucun. La vie active est tout ce que„ je crains, & que j’évite. Ce st que j’ai un par-„ fait mépris pour le Monde, &. que je fuis par-,, venu par indolence au point de perfection où,, l'on prétend que la Dévotion feule peut attein-„ dre”.
N’en déplaise à ce Nigaud, si les Femmes o-soient aller aux Cassés, & s’y mêler aux Conversati-ons , nous le déconcerterions bien lui, & ses sem-blables qui renoncent à leur Sexe pour prendrele nôtre. Quoi qu’il en soit, nous aurons bien-tôt le plaisir de les voir traiter comme ils le mó-ritent. Car mon Frère a dessein de nous donnerune fidelle Rélation de tout,ce qui se passe dansles Cassés qu’il y a depuis St. James jusqu’à laBourse. II y peindra, au naturel, les beaux Rai-sonneurs de la première volée qui ne manquentpoint à ces Rendez-vous de Politique. II com-mencera par le (a) Cassé de Smyrne, & il entame-ra la peinture de cette Maison par ce groupe d’ha-biles gens qui se sont mis en posseffion du côtégauche de la Cheminée en s’étendant vers la porte.
Nous
(a) C’est une Maison près de la Bourse,