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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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NOUVELLISTE Art. XII^ î 4 j

Le brillant Edifice offre aux yeux éblouîtLes Threfors les plus grands fis les plus inouïs.

Le crédule Mortel est charmé du Jpe&acle t

Veut tenter Pavanture, fi? n’y voit point d?obstacle.

Il faproche , il y court i mais la fabrique en LaitS’emjole tout à coup plus vite qu’un Eclair.

Tout disparaît , Jardins, Palais , Magnificence.

Et dans ces lieux fe beaux rìaguere en apparence tV Avanturier , confus de perdre tant de bien ,

Croît encore l’y voir , à n’y trouve plus rien.

De mon Cabinet , le 6. Mai.

La Poste de Hollande que nous avons reçue àtljourd’hui , ne nous apprend rien de la situationprésente des affaires. Elle ne nous donne que degrandes espérances pouf Pavenir. Je ne perdraidonc pas mon tems à en parler. Je me conten-terai d'appliquer (a) les Vers suivans à la conjonc-ture critique où nous nous trouvons , me réser-vant à découvrir une autre fois ce que les Etoilesm’en ont appris.

Pendant qu’un foibile Etat est encor dans Venfante tIl lui faut tous les foins de L humaine prudence .

Plus grand fi? plus robuste , il né peut respirerÇfifen pouffant des Voisins dont il fi sent ferrer.

Il les pouffe , fi? bien tôt enflé par la vi&oire tNombreux , riche , fi? puissant, il combat pouf ta gloire ZTant qu’en fin devenu terrible à P UniversA tous les Patentais il prépare des fers.

K Mali

(a) Ils font prís de la seconde partie dé lAliííâíiïOf d«Mr. Dryden.