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LE PHILOSOPHE
„ Je vous ai déja dit que celle où j’entrois é-„ toit des plus riches. , Elle etoit auíli des plus„ nombreuses. Je voyois tous les jours de nou-„ veaux Parens qui venoient me féliciter de mon„ heureuse arrivée. II y vint, entre autres, une„ Cousine Babet , que vous auriez prise pour un„ Garçon habillé en Fille : C’étoit un mouvement„ & un bruit perpétuel. Elle me prit pour me„ faire sauter , & me jetta si haut par dessus fa7, tète, que la crainte d’une chute me fit crier.>i Pour se vanger de mes cris, elle me pinça ,„ m’appella, Vilain petit Braillard , & me jetta en-„ tre les bras d’une Fillette que l’on avoit dans7, la Maison pour me soigner. Fiere de pouvoir„ déja faire la Femme , parce qu’elle saisoit prés-77 que le métier de Nourrice, cette petite Fille me7, déshabilla pour voir où j’avois mal. Elle m’ex-7> amina par tout, & quand il fallut m’enmaillo-„ ter de nouveau , elle ne mit pas une épingle,„ qu’elle ne me l’enfonçât dans la chair. Mes cris7, en augmentoienti de forte que, pour m’appai-„ fer, elle me coucha fur ses genoux le visage en7, bas, ma donna de petits coups fur le dos , &„ d’un ton menaçant me commanda de me taire.7, Je sentois tant de mal, que, ma voix l’err.por-7, tant fur la sienne, je vis arriver à mon secours„ la Garde, la Sorcière, & la Grand’Mère. La„ jeune Fille fut bien grondée , & moi, je fus des-„ habillé pour la seconde fois, soit pour chercher„ l’endroit qui me saisoit mal, soit plutôt pour fatis-,, faire la curiosité de la Grand’ Maman. La vi-„ site de cette bonne Vieijle fut cause de tous,, mes chagrins. Tusqu’ici l’on m’avoit élève à la
cueil-