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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

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res de l’Empire, un Sénateur se levant, prit l’aícle plus grave, & dit qu’à fin avis, Ihonneur fy ladignité de la République voulaient que l'on mit P Empereurau nombre des Dieux , fy qu'on lui rendit par tout les* honneurs divins. Le Prince qui étoit présent parutsurpris , & s’adressant à celui qui venoit de par-ler, lui commanda de déclarer à P Assemblée , fil fausoit cette Proposition de son pur mouvement, ou fi lui yTíbere, la lui avoit suggérée. Seigneur , repondit-ild’un ton fier , quand il f agit du bien de la Républi-que, je prétends être libre, fy je ne reçois des loix depersonne.

Cette Histoire rappella quelque chose d’appro-chant qui-s’étoit pastë entre les fameux Duc deRuckingkam, & le Comte d ’Orrery. Mylurd, dit leDuc à ce dernier , Vous ferez à coup sûr damné.Que voulez-vous dire? répondit le Comte un peuému. f en fuis bien fiché , répliqua le Duc j niaiscela ne peut être autrement s car il ejì écrit en termesformels, (a) Maudit ejl celui de qui tout le mondedit du bien. Cela s’appelle, surprendre les gens

agré-

bere. On proposoit d’obliger le Sénat à sure un sermentqui contenait l’aprobation de tout ce que e Prince avoitfait & promesse d’obe'ïssance à l’avenir, Vide Lipíìum ,in Annal, r6. Cap. zz. & alios paslìm.

(a) Ces paroles ne font point dans l’Eciture. On n’ytrouve que celles-ci, Luc VI. zi. Malheir â vous quandtous les hommes diront du bien de votih Le ovxì desGrecs, & le Latin Vx, emporte si peu un irrét certain d«malédiction, que c’est plus souvent une narque de dou-leur que de colère. Vid GROT. in Matti. XVIII, J. 4eVITRING. in Apocal. XVIII. i®,