N O U V E L LIS TE. Art. XVIII. 189
causer. En passant de bon matin à Stocks-Mariât(a), j’entendis un Ecojfois qui renioit comme uneame damnée de ce qu’on ne vouloit pas le rece-voir dans son Logis. Je connoissois l’homme «Scje remarquai qu’il jettoit souvent les yeux sur laStatue Equestre qui est dans cet Endroit, (b) Enregardant ce Cheval de bronze, il assurait avecde terribles sermens qu’il ne se trompoit pas. Jedevinai son erreur, 8 i je compris qu’il logeoit ducôté de Wbitebaìl , où il y a aussi une Statuefort ressemblante à celle qu’il voioit dans le cœusde la Ville.
Je ne nie pas pourtant que chacun ne puissedistinguer fa Maison, comme il l’entend, sans dé-pendre en cela des Intendans de Police. J’approu-ve, par exemple, un Homme de ma connoissan-ce, qui demeure à (c) Marybone Sc (d) qui a mis
une
(a) C’est la place d’tm grand Marché qui est près de laBourse.
(L) Il falloit qme cet Homme fût ivre & qu’il eût passetoute la nuit à boiire, car un Homme sobre ne sauroit s’yméprencre. Peut-.être y a-t-il ici quelque trait de satirecontre q.ielque Gentilhomme Ecoflois, Membre du Par-lement c.e la Gr. Bretagne. Les affaires publiques étoientbien confiées entre les mains d’un Homme qui beuvoit *toute la nuit & qui le jour ne savoit ni ce qu’il faisoit niïném: où il étoit.
(c Petite Paroisse à une demi-Mille de Westminster.
(c) Les gens malins soupçonnèrent que i’Auteur vou-loit prier du Due dc B...g... m. qui fit mettre pour de-vise ur la façade de la Maison qu’il bâtit au haut bout di*Parc de St. Jantes, Rus in Urbe. Le Duc passoit tous le*jour. dans le Boulingrin de Marybone , & y jouoit 'a i»feouh tant que la lumière le permettoit,