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LE PHILOSOPHE
ce que vous me dites-Ià ne rend pas votre causémeilleure. Si les Maris deviennent impuissans parvieillesse ou par maladie, tant pis pour les Fem-mes ; les Législateurs ni les Loix rPy ont pas pour-vu. Cela vous plaît à dire, me repliqua-t-elle, &je fuis assurée que vous ríy entendez rien. Le mondeejl bien duppe de vous vanter comme on fait. Au boutdu compte, vous n êtes pas plus habile que le (a) Dr.CASE. Adieu! saur ois bien pù me passer de votreMorale. Je trouverai mieux mon fait ailleurs. Jenfen vai communiquer mon affaire à un jeune Hom-me de vingt-cinq ans, qui ne fait que sortir de f Acadé-mie. Je ne doute point que fa Science ne me donneplus de contentement que la votre, & que celle de tou-te votre Famille.
Voilà donc une de mes Pratiques que je viensde perdre. Je m’en console si ce Conte ennuyeuxpeut être utile à Fajiorelle , & lui fait rejetter leparti qu’on lui propose d'un Homme qui pour-roit être son Pere. Que ne íerois je point pourrendre service aux Dames? pourvu que je réussis-se dans ce dessein , peu m’importe que Pon metraite d’Ignorant, & que mon Ouvrage ne parois-se bon qu’à être relie avec PAlmanac.
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(a) J’aî de'ja remarqué que c’ctoit lin médecin de peude savoir, & d’une moindre réputation,qui ne s’attachoitguére qu’à la cure des Maint Vénériens.