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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

ce que vous me dites- ne rend pas votre causémeilleure. Si les Maris deviennent impuissans parvieillesse ou par maladie, tant pis pour les Fem-mes ; les Législateurs ni les Loix rPy ont pas pour-vu. Cela vous plaît à dire, me repliqua-t-elle, &je fuis assurée que vous ríy entendez rien. Le mondeejl bien duppe de vous vanter comme on fait. Au boutdu compte, vous n êtes pas plus habile que le (a) Dr.CASE. Adieu! saur ois bien me passer de votreMorale. Je trouverai mieux mon fait ailleurs. Jenfen vai communiquer mon affaire à un jeune Hom-me de vingt-cinq ans, qui ne fait que sortir de f Acadé-mie. Je ne doute point que fa Science ne me donneplus de contentement que la votre, & que celle de tou-te votre Famille.

Voilà donc une de mes Pratiques que je viensde perdre. Je men console si ce Conte ennuyeuxpeut être utile à Fajiorelle , & lui fait rejetter leparti quon lui propose d'un Homme qui pour-roit être son Pere. Que ne íerois je point pourrendre service aux Dames? pourvu que je réussis-se dans ce dessein , peu mimporte que Pon metraite dIgnorant, & que mon Ouvrage ne parois-se bon quà être relie avec PAlmanac.

' Du

(a) J de'ja remarqué que cctoit lin médecin de peude savoir, & dune moindre réputation,qui ne sattachoitguére quà la cure des Maint Vénériens.