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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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NOUVELLISTE. Art. XXVII. 267

derables font les feules qu’elle voit dans une Com-pagnie, & cette Belle, qui éclate de rire dans PE-glife , & qui fe moque de fa propre Mere, peutfe composer à merveille en présence d’un Hom-me qui a de grands biens.

D;i Cajfè de G UI L L A U M E , le. 9.

, de Juin.

Un de mes Amis m’a communique' les Versfuivans qu’il a reçus de fa Maîtresse pour dernie-re réponse. La Belle lui a dit, en les lui donnant,que PAuteur de cette Pièce avoit gagné son cœurpar ce tour spirituel, & que tout autre y préten-droit vainement. C’est assez Pordinaire que PA-mour tienne lieu de veine poétique, & ce Galants 3 en est ressenti comme une infinité d’autres. Ce-pendant il ss’a pas osé rimer , de plein faut, àPhonneur de fa Dame. Le sujet lui a paru tropgrand pour «n coup d’essai. Sa prudence lui asuggéré de faire la tentative fur une Confidente,ou sur quelque Bête cherie, II a cru qu’en agirautrement, ce seroit débuter fur le Parnasse par lePoème heroique. Vous saurez donc que la Bellea chez elle un Perroquet, qu’elle caresse, qu’ell'íbaise , qu’elle écoute, qu’elle admire, en un metqui étoit son favori avant que l’Amant le fut. Ja-loux de cet Oiseau, il auroit bien píi faire des Verscontre lui; mais à quoi la Satire auroit-elle abouti;'Le plus sûr étoit de faire son Eloge pour le ga-gner , & voici comme l’Auteur s’y est pris.

A