NOUVELLISTE. Art. XXVIIL 271
Du ir. Juin.
MONSIEUR,
,, Je vous prie de décider , si c’est affrontes„ un homme que de l’appeller, un Eveillé. Vo-,, yant l’autre jour entrer dans le Caffé un jeune„ Homme, avec fa Canne pendue au bouton,,, & ses talons rouges, je me rappellai aullitôt„ ce que vous en avez écrit, & je dis à un de„ mes Amis qui étoit à mon côté, voilà un E-„ veillé qui entre. Le jeune Homme ayant oui„ ce que je disois , vint me chercher querelle, &„ me demanda satisfaction. Je ne m’étonnai point,, de son bruit j mais fa proposition me déplut„ fort , pensant à ce que votre Esprit familier„ vous racomtoit des gens qui perdent leur vie,, en des pareilles rencontres. Nous avons remis„ la partie jiusqu’à votre décision , & s'il faut se„ battre je c:ompte que vous me servirez de 8e-,, cond, puisque vous-avez été la cause du Car-„ tel. Je ísuiis, &c.
Je décide (que le terme n’est point une injure.C’est plutôt uri Eloge , puis qu’il désigne un Hom-me qui peut fournir à tout. Le vrai point devue, où vous devez considérer cet Homme - là,pour le reconnoitre, est que fa vie, ou que fou
éduca-
plufiglll'S aimées, & qui enfin a passe'. Dans ce tems-là le*jeunes gens auroíent cru être à la vieille mode, â fans dis-cernement, s'il s avoient pris d’autre Tabac. Le teins &plusieurs friponneries qui fe failoient à cette occasion dansles Boutiques des Parfumeurs ont aboli cette impertinentscoutume.