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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

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bien qu'il a trop de mérite pour réussir jamais auprèsd’’une Dame. Vous ré avez donc qiià vous tènir furvos gardes. Vous ne résisterez pas aux beaux habits ,(f à ce petit air étranger que vous me verrez cet hiver.En attendant , je fuis &c.

Mr. Constant , l’autre Amant, e'toit d’un Caractè-re bien diffèrent de son Officier subaltarne. Sé-rieux & grave dans ses sentimens comme dans faconduite, il ne faisoit rien qu’il n’y apportât u-ne attention digne de lui. Vous le voyez à sonBillet doux. Tout y est de la derniere exactitude,Je pli, le Cachet, & l’Adresse.

MADEMOISELLE,

Je me donne l’honneur de vous écrire ce soir, parceque je crois que demain fera un jour de bataille , f?j'ai quelque pressentiment que j’y dois perdre la vie. Sicela nf arrive , f efpere qu’on vous apprendra que je ríairien fait d’indigne dé un homme qui a pour fa Patrietm amour animé par la belle pajfìon qu’il ressent pourune Dame très - vertueuse. S"il y a que/que grandeurà courir à une Mort certaine ; fi l'on peut fe faire tmmérite de courir à cette mort avec plaisir, parce qu’eliepromet une place dam votre estime fi les Eloges quevous me donnerez quand je ne ferai plus , font prèfera-blés à la plus glorieuse vie que je pourrois pajfer loinde vous i s’il est , dis-je , Mademoiselle , aucune de cesconsidérations qui soit de quelque poids auprès de vous tje tiendrai dans votre souvenir un rang que je ne céde-rais pas pour toute la gloire de Jule César. Je versedes larmes en vous écrivant cette Lettre , f ester e quevous la lirez dm la mème disposition.

Vous