NOUVELLISTE. Art. XXXI.
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„ soir avec deux jeunes Demoiselles. L’une qui„ passe pour être fort enjouée, m’a paru niaise,,, & j’ai trouve dans l’autre plus de bon sens qu’on,, ne lui en croit. La premiere a pour tout talent„ Part de dire des bagatelles avec beaucoup de,, vivacité. La seconde, avec un serieux malin,„ vous pince quelquefois fans rire. Cela fait aulTi„ qu’en certaines oçcalìons elle entre dans le Ca-,» ractére des gens pour s’en divertir. Je m’en,, fuis apperçu tantôt, elle avoir relevé le gand„ de fa brouillonne d’Amie qui parle toujours,, par Proverbes , ou par Quolibets , & qui, pour„ la remercier de ce petit foin, lui a dit, qtt’elle„ la serjiroit le jour de ses noces. Oh ! Ma chere ,,, lui a-t-elle répliqué , Ihonneur de vous servir tient„ lieu de recompenje. Nous nous sommes mis à ta.„ ble & la Causeuse nous invitant chacun à pren-„ dre ce qui nous accommodoit, Mejjìeurs fy Mes .,, dames, nous a-t-elle dit, allons, fans cérémonie.„ Peux mains au plat fy une à la Bourse. Il est„ vrai , lui a répondu l’autre, que plus ìly a de,, fous fy plus on rit ; niais ce qui fait les Etourneaux,, maigres, c'est la grande volée. Voyant alors aveq„ qui j’étois, j’ai pris une aile de Poulet, en di-„ sant.
„ Qui ne veut pas quand il peut,
,, Ne peut pas quand il veut.
„ Ah$ Ah! m’a dit là-dessus la Belle enjouée»,, jê doyois , Monsieur, que vous aviez perdu votre„ langue. Mais vraiment, ai-je réparti, la civilité„ veut qiíon réponde aux gens qui nous parlent $ ce *
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