NOUVELLISTE. Art. XXXII. 303A Monsieur
BICKERSTAFF,
Le l8- de Juin 17C9.
MONSIEUR,
„ Quand vous saurez mon état , je ne fai il„ vous y trouverez de quoi me plaindre, ou de„ quoi vous en moquer. Je luis éperdument a-,, moureux d’une Fille, qui est la plus incompre-„ henlîble qu’il y ait jamais eu dans le Monde.„ L'est une Savante , & une Philosqphe de pro-,, seíîìon. Elle me desespere à l’entendre toujours,, parler d'Esprit pur , & de n’avoir jamais à la„ main que les Ouvrages de (a) Nerris , de (b) Mour,
de
(a) JeanNorris, Ministre de Newton St. Loe dans laProvince de Sommerset, grand Malebranchiste , a écritplusieurs Traités où il a fort poussé les sentimcns de cePhilosophe François, entre autres, celui qui a pour titre,la Béatitude Chrétienne, &c. A Londres 1690. II y atta-que Mr. Locke, qui avoit attaqué le P. Malebranche, furcette proposition, que nous voyons tout en Dieu. Mr.Norris naquit en 1657., & je ne fai s’il est mort ou vivantcn 1722.
(b) Je crois que l’Auteur veut parler dit ThéologienHenri Moor, duqnel nous avons un Abrégé de Métaphy-sique , Enchiridion Metaphylìcum , à Londres i68t. <fc1682,. in 8. C est le même qui a fait les Notes fur LuxOrientàlis de Joseph Glanvil, & sur le Discours de la Vé-rité de George Rtist Evoque de Dromore, qu’on imprimadans un Volume iti 8. avili en 1682. Si ce n’est point co
Moor,