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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

prise plus respectueuse, c’ejl vous qui êtes cette ;>/.comparable personne ? Quel fcroit mon extrême bonheurS*il m'étoit permis Rapprocher de cette bouche divine delaquelle tant de choses merveilleuses fini sorties ? Eudisant cela, il s’avance & la baise. A son exem-ple ses Compagnons prennent tous la même li-berté.

Les Dévotes, qui voyoient toute cette Sceneà travers quelques trous ménagés , ne furent paspeu étonnées. Elles n’en pouvoient revenir & serésolurent pourtant de voir en patience où ceciaboutiroit. Le Petit - Maître continua l’entretienavec la Supérieure sur le même ton qu’il l’avoitentamé. II finit par de grands Complimens pourobtenir la faveur de voir toutes les beautés decette sainte Maison. II ne vouioit pourtant pasêtre incommode aux Dames. Pour leur épargnerune vue odieuse, on n’iroit' point où elles seroient,ou du moins on s’y comporteroit avec toute ladécence la plus severe. II parla si bien que Ma.donelle elle-même Pintroduisit avec ses Camaradesdans le Parloir des Nonains. Ils en sortirent bien-tôt , tenant chacun sa Belle pour aller faire untour de Jardin. On s'étoit imposé pour loi dene faire qu’une promenade de Philosophes, & l’onse tint parole. Au milieu des Plantes, de tant defortes, qui s’ofírirent des toutes pars à leur* yeux,on épuisa tous les secrets de l’Histoire naturelleau sujet des Végétaux. On se communiqua lesnouvelles découvertes que l’on a faites de la dis.ference des Sexes dans les Fleurs , & de l’admi-rable maniéré dont cette diíFerence contribue à laConservation de PEípece. Après qu'on eut bien