NOUVELLISTE. Art. XXXIV. 327
curie différence entre "Joui , fis votre mérité seroit parsai.tement égal , fi ce n’est que Clidamire me parait pluscontente àu fi en , fis que D amie semble se defier dselle-tnèìne. Voici donc mon avis-, vous Clidamire, vousêtes une Pille du bel air , fis vous L)amie, datrès-bel air. Car à mon jugement, la Beauté perdbeaucoup de ses attraits, lors qu’elle n’est pas mo-deste. Tout le monde se plaît à louer une Bellequi ne croit pas mériter la louange , & l’on sefait un plaisir malin de mortifier ces personnesvaines qui connoissent trop leur propre mérite.
De mon Cabinet le 27. Juin.
La faiblesse de ma poitrine m’oblige souventd’aller aux Champs pour y respirer un Air pluslibre & plus pur que celui de la Ville. Mes Pro-menades font ordinairement d’un ou de deux Mil-les tout au plus, Sc la derniere que je fis, qui futà Chelsea , me fournit une nouvelle preuve de fu-tilité des Voyages pour connoitre le monde. C’estl’ordinaire des jeunes Voyageurs, auííìtôt qu’ilsfont à terre, de raconter ce qu’ils ont vû dansles Pays étrangers, le génie des Peuples, leur Gou-vernement, leurs Coutumes. Si je voulois imi-ter cet Exemple, je crois que je pourrois faire ti-ne Carte bien circonstanciée du Village dont je viensde parler, à le prendre dès l’endroit (a) où les Vo-
X 4 leurs
(a) Dans le Village de Chelsea, est l’Hópital, ou, commeon Rappelle vulgairement, le Collège des Invalides. CesInvalides font des Soldats estropiés, tíu vétérans , que l’onsoupçonne fort de commettre bien des vols, sur la routequi est entre le Parc de St. James & leur Maifo».