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LE PHILOSOPHE
& de la Jeunesse. Je me fuis tourné du côté qu’ilm’a montré du doigt ; & j’y ai découvert un Ca-rosse coupé, bien doré, fort galant, attelle à éesChevaux très-íringans, conduit par un Cocher dontla Cocarde étoit toute neuve, & suivi de quel-ques Laquais dont Pair arrogant annonçoit le biende leur Maître. A cet Equippage fi brillant , ss fileste , ai-je dit auffi-tôt, on devine m jeune Hom-me , ou bien un amoureux. Vous ríy êtes pas ; m’adit mon Camarade , tenez j voila le Maître ,• (a) c'ejlEsculape en habits de Deuil. En habits de Deuil !me suis-je recrié. Oui , m’a-t-il dit, il est en granddeuil , & dans ce lugubre attirail il languit fans estpoir pour la Divine HELE’ qui est la jeuuejjè , laBeauté même. Ce grand Homme , est un des plustristes monumens du pourvoir irrésistible de llAmour.Vous ne pouvez que connoitre ESCULAPE, au moinsde réputation. Vous n’ignorez pas qu’il est le (b) Chefdes Médecins j & qu’il ríy en a point , dans fa pro-fession , qui aït plus de succès. Ce n’est pas qui il con-naisse les Maladies , ou qu’il ait fait son Etude dessimples. Mais on diroit que fis Ordonnances lui font
dic-
fois le Jardin d’un Couvent, don: le nom a été retenu enAnglois, mais dont les François ont faic je ne sai com-ment , le Commun Jardin.
(a) Il veut parler de Mr. Rareliff, fameux'Médecin,qui faisoit alors beaucoup de bru t dans fa Profession , &qui y gagna de grandes Richesses. H mourut le x. Nov.1714. âgé de 55. ans, âc s’appelloit Jtân. Il avoit donc50. ans en 1709.
(b) Il étoit Médecin de la Reiie Anne, & peu de gens(de fa Profession, ont eíì plus de pratique , quoique d’ail>JcHf* il ne fut pas fort savant.