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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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NOUVELLISTE. Art. IX.

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di&ées par l , lnjìin& ou par P Inspiration. Son grandsecret a toujours été de donner plus à la Nature, quene le font ordinairement Mr s. ses Confrères, & par cemoyen il a souvent opéré des Cures oh le plus grandArt duroit échoué. Aussi passet-il pour un demi Dieudans P opinion du Public, & P on ne sefieroitpas plusen lui quand il seroit le (a) septieme fils de fa Mere.(b) La charmante Hébé , depuis peu attaquée d’uneFievre très-violente, étoit dans un extrême danger. A-bandonnée des autres Médecins, celui-ci fut appellê. Ala vue de tant d’appas, quoique mourant, fin cœur s'at-tendrit. Dans cet état de langueur , la jeunesse ríenétoit que plus touchante, à la Beauté que plus douce.Il ne negligea donc rien pour garantir la vie d’une firavissante Personne. Sa Passion y seconda fin Adresse.Mais helas ! Il ne fingeoit guere que fis foins officieuxallaient le perdre lui-mème ! Il a en le fort du Statu-aire qui conçut de P amour pour une Statue qiPil avoitfaites c’efi-à-dire, qiPil efl devenu le Patient de la bel-le Malade qtPil vient de guérir. Admirez le change-ment. Autrefois ESCULAPE f étoit jette fort avant

dans

(a) Le petit Peuple croît qu’un Enfant né le septièmeGarçon d’une même Mere a de grandes Vertus pour toutessortes de Maux.

(b) Mr. Radeliff n’étant plus jeune devint amoureuxde Mile. Tempest, très-belle & très-vertueuse Personne,& fille d’honneur de la Reine. Cette Demoiselle étanttombée malade, Mr. Radeliff, avec tout son savoir qui«toit médiocre, A tout son amour qui étoit fort grand,ne pût lui sauver la vie. L’Auteur , qui le pejnt h causede cela, en grand deuil charge d’ailleurs la peintured’antrcs Orneûieng étranger*, afin de dépasser un peu lesLecteurs,