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LEPHILOSOPHE
cins modernes, & ctest ainsi qu’à Page de 60. ans,Esculape revient à la Nature , au mépris d; sesPoudres autrefois si cheries. On suivit son avis,& le Malade s 5 en est parfaitement bien trouvé. ■
Tranquille , clans les bras de fa tendre Sylvie ,
Il n’y craint plus de soucis dans le cours de U vie.
Et chaque Heure s'y coule, au gré de ses désir :,
Le jour dans le repos , la nuit dans les plaisirs.
De mon Cabinet , le 27. Juillet.
J’étois hier au soir dans une Compagnie , oùPon s’entretint des grands sentimens du Theatre.Un Ami , qui fait que je travaille actuellementà une nouvelle Tragédie , nPadressa là dessus laparole, en ces termes. ” Ceux qui Rattachent à„ ce genre d’écrire, tombent tous dans la même„ faute. Ils peignent plutôt ce qui se passe dans„ Pesprit du Spectateur que ce que sent la per-„ sonne, qui agit ou qui souffre. J’aurois donc,„ Monsieur, un avis à vous donner. Ce seroit,, de lire Shakefpear avec assiduité. Cette lecture„ vous dégouteroit de tout ce qu’on appelle, à„ présent, des Pieces Tragiques, Dans la Me-„ thode de la plupart de nos Modernes, la Pas-„ sion est decrite bien plus qu’exprimée. II n’y,, a point ici de milieu. Si vous ne peignez pas„ le cœur, ce que vous dites n’est que pur ver-„ biage, & vous n’ètes pas plus Poëte, que Pon„ est Médecin lorsque Pon ne fait que le nom,, des Maladies, fans en connoître les causes. Des„ gens de bon sens ne peuvent souffrir ces inu-
„ tilitez,