NOUVELLISTE. Art. XIV.
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dont elle sait le sombre The'atre de ses infamies.Quelles ne sont point ses frayeurs pendant qu’ilest «dehors , lorsqu’il pense aux larges épaules deson Portier, au bonnet fanfreluche de son Valetde Chambre, aux service aílìdu de son Bouteiller?Quelle pitié! C’est là ce que nos galans hommesappellent des paíìetems amoureux, «Sc des plaisirsfans contrainte. C’est pour cela, qu’ils conser-vent leur liberté, & qu’ils fuient le Mariage dontils fe font un Ep.ouventail ? Est ce s’entendre ouen vice ou en Vertu, que de ne pas reconnoîtrequ’une vie licentieuse est une existence bizarre ,incommode, & où l’on ne goûte quelques plai-sirs qu’à bâtons rompus, s’il m’est permis de par-ler de la sorte; Au lieu que réglée par la Vertu,la jouissance est entière, uniforme & raisonnable.Cette pensée m’a paru bien touchée dans une Piè-ce de (a) Haywood , un de nos anciens PoètesDramatiques. A la fin d’un Acte , il introduitun homme marié , qui transporté de quelqueschoses obligeantes, que fa femme lui avoit ditesou faites, regarde cette Epouse de Pair le plustendre, & lui dit,
Sacrez & tendres Nœuds ! Unien conjugale /
En douceurs en plaisirs , quel Etat vous égale ?
Le mépris insolent qu'en sont des DébauchezNe les punit que trop par leurs propres pechez ,
Et de leurs Passions , le honteux esclavage ,
Venge tout haut le Ciel dont vous jutes P Ouvrage.
Est
fa) Je crois que l’Auteur veut parler de Jean Hay-wood, un des premiers Poètes Dramatiques An jlois, <&mort en i;;6.