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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

í 12

Est ce donc , en effet , perdre sa libertéOne d?avoir pour Compagne une jeune Beauté,Dont P Amitié, toujours innocente & sdelle,

Ne nous Liiffe trouver d?agrément qu"avec esté ?

Chere Epouse , suffrez cet encens d'un Epoux,

Qui sent, avec transport, le "bonheur d'être à vous,Et dont le tendre cœur, rempli de cette idée,

Bénit tous les moments qiPil vous a poffedée.

Si je fuis tout à vous, Vous etes toute à moi.

La RaifenPinterèt, les Loix » R honneur , là Foi ,VEjìime, le Devoir, le Penchant, tout nous lie,

Et nous fait des Epoux les plus dignes d'envie.Attentifs à nous plaire, & par le Cœur unis,

De chez nous pour jamais les chagrins font bannis,Point de soupçons jaloux dans noire Domestique ;Au dehors point de prise aux traits de la Critique :Et comme ms Plaisirs m doivent rien à P Art ,

Le Crime, & I e5 Remords tfy trouvent point de part.

ARTICLE XV.

D u Mardi 2. au Jeudi 4. Août 1709.

De mon Cabinet, le 2. Août.

(a) TVsR" Powel m’a écrit cle Bath, la Lrttre sui-* vante, qui roule, à ce que croi, sur le

sujet

(a) C’est une Lettre supposée à Mr. Blackhal, Evêqued’Exeter, sous le nom de Powel, le Maître des Marionet.tes. On y voit avec clarté, de quoi il s’agissoit duis quel-ques Articles précedcns, où il est parlé de cette dispute.On y voit la même hauteur de stile qui reguoit dans le*Ecrits Je cet Evêque contre le D. Hoadley.