LE PHILOSOPHE
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ce que je vous demande , c'est qu’à force de boire , devous encanailler , vous ayez la bonté de vous rendreaujsi méprisable qu il ejì nécessaire pour mon repos quevous nie le paraissiez.
Arrivez dans la Province de Riitland, ils y vé-curent, de la forte, plusieurs années. Ils y at-tendirent en vain le moment de la séparation ,qu’une impatience égale leur fit trouver fort long.Enfin le Mari s’avisa d’un expédient qui abrégeales atfaires. Un jour qu’il étoit seul avec la Da-me, il lui dit. Vous voyez , ma Chere que cet Airejì trop pur trop bon pour nous. Les Ruisseaux ,les Bocages , le Terroir , toute la Nature nous y est fifavorable , que notre Santé y est plus ferme & plus ro-buste qu\ì Londres. Ce lieu ne convient point à nosvues. Voulez-vous m’en croire ? Allons dans les Pais-bas de la Province d’ EíTex. fy ai une Terre. Quifait fi quelque bon serein ri’emportera pas bientôt P unde nous deux P Si vous voulez bien m'y suivre , j’a-jouterai , par Testament , le bien de ce Marais, à vô-tre Douaire. Elmire , qui étoit la bonté même,taupa fur le champ à la Proposition. Elle suivitOfinin en EJfex , où elle vient de le laisser, en-dormi avec ses Peres. Tel est le vrai point devûe où l’on doit envisager cette Veuve. Peche-t-elle contre la bienséance de ne paroître ni affli-gée, ni même en deuil? Peut-on exiger d’ellel’un ou l’autre pour la perte d’un homme qui laprivoit de toutes les douceurs de la vie , & quin’avoit pour elle que de simples honnêtetés, aulieu de ces Empressemens, de ces tendres égards,de ces mouvemens si doux & si purs que sententtoutes les personnes qui s’aiment.
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