NOUVELLISTE. Art. XX.
rss
homme. II ne fallut que cela pour le rappellesà la vie. On le vit alors occupe de deux Ob-jets à la fois, II contemploit la personne, à me-sure qu’il en étudioit la voix. Après quelquesrnomens de cette Scene muete, que m'a-t-on fait ?S’écria-t-il. Où m'a-t-on conduit ? QU_'ejì ce qui m' en-vironne r'# Sont ce là les choses dont on nia jì souventparlé? EJl ceci la Lumieier' Es-ce ce que vous appel-iez voir ? Lorsque vous vous disiez que vous étiez bienaise de vous voir les ms les antres , sentiez - vous tou-jours le plaisir que je sens à cette heure ? Où ejì lepetit Garçon qui nie sert de Guide ? Il me semble àprésent que je pourrois aller par tout fans lui. A cesmots il se mit en devoir de marcher. Mais oneût dit qu’il avoit peur de tout ce qui l’appro-choit. Dès qu’on s’en apperçut, on lui représen-ta qu’il feroit mieux de se laisser conduire , com-me à l’ordinaire, jusqu’à ce qu’il se fut familiari-sé avec sa nouvelle condition. Le Guide fut ap-pelle , & Mr. Caswell , le lui présentant, lui de-manda , Quelle chose il croyait qiiètoit ce Condu&eur,avant qù’il ieùt vù\ II répondit, qu’/7 se le repre-sentoit comme une Créature du même genre , niais dontl’espece étnt plus rare que la sienne.
Tout le monde accourut au bruit de Poperatiion. La foule fut bientôt si grande, que le Pa-tient , s’en trouvant incommodé , demanda auMinistre , combien de gens il avoit encore à voir ?Celui-ci lui répondit en souriant, qu’// entroit dansfa peine ; que tant d’Objets nouveaux lui dévoient êtreincommodes , à qu’il devoit souffrir qu on le réduisità son premier état , en lui couvrant la vue , jusqu'àce qu 1 elle se fût fortifiée. Souvenez vous , ajouta-t-il