i6z LEPHILOSOPHE
„ & que des gens qui n’heritent de leur Maison,, que la Cape & l’Epée doivent être sort à plain-„ dre. A mon avis c’est le contraire, au lieu„ de quelques misérables Arpens ds terre qui nous„ font échus en partage , ces derniers ont par,, tout droit d’Aubaine, & nous ne sommes que„ leur Pigeonneaux. Demandez à Air. le Mar-,, quis, qui est là, s’il n’aimeroit pas mieux être,, le Chevalier de P Epine. Le Chevalier vit en„ grand Seigneur, équipage brillant, mainte Don-,, zelle, nombre de Domestiques, & le tout aux„ dépens de Monsieur , qui fera trop heureux„ au premier jour que Pautre le veuille prendre„ à son service. Vous ne le diriez pas à voir,, le Marquis. II fait toujours bonne mine. II„ a le visage fleuri , Sc l’habit d’un homme de„ sa qualité. II a fait prudemment de gardejr ce„ Morceau, & puis qu’il salloit vendre, j’approu-„ ve fort qu’il ait commencé par la Veste. Une„ bonne histoire de ses avantures , & de celles„ de tous Mrs. ses Confrères les Duppes seroit„ sort divertissante. J’y aurois bonne part, còm-„ me vous savez , & je résisterai bien à la ten- ',, tation d’y travailler. Celle des gaignans me„ conviendroit davantage. Ales malheurs m’au-,, toriseroient à la faire, & j’en ai tout le tems.
„ Quand on n’a plus un fou pour jouer , on a„ tout loisir de penser & de lire. C’est à pré-,, sent ma ressource, & j’ai fort étudié les diver-„ ses révolutions de Pillustre Corps dl§ Cheva-,, lier d’índustrie.
,, II me paroit que de tout tems il y a eû de,, ces gens-là dans le monde. Hmere en parle
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