NOUVELLISTE. Art. XXI. i6z
„ dans son Iliade. II les appelle (a) Myrmyâom„ & les représente comme faisant bande à part,„ rsayant rien à perdre , & trouvant tout de,, bonne prise, sans égards pour le Grec non plus„ que pour le Troyen. Le Corps étoit donc re-,, doutable, (b) cependant il se dissipa dès que„ les Troyens & les Grecs en eurent appris le ma.„ nége. L’endroit où le Poète nous développe,, ce dénouement est bien remarquable. Vous,, me dispenserez de le rapporter. Les Citations,, sentent trop le pédant. Vous saurez seulement„ que (c) Therfite & Tandare étoient deux Officiers„ dans ces Troupes. L’un & l’autre n’étoit pasL 2 „ moins
(a) Strabon, & Etienne de Byzance disent que l’on ap-pelloit ainsi proprement les habitans de l’Ile d’Egine & laFable ajoute qu’ils furent ainsi nommez du mot Myrmex,qui veut dire fourmi, parce que c’étoit des Fourmis queles Dieux changèrent en hommes à la prière d’Eaque. DansFlomere, les Myrmydons étoient ceux, qu’Achille & Pa-trocle commandaient a u Sie'ge de Troye, Voy. Iliade a.Vers 684- EnAnglois, comme en François, le Titre deMyrmydon, est une terme de mépris, & c’cst tout ce quel’Auteur a voulu dire.
(b) Lorsque les joueurs filoux font connus ils ne trou-vent plus de pratique , & force est à leur Société de ferompre.
(c) On voit par ceci que tout ce récit n’est que pur ba-dinage. Car Thtzrsite & Pandare n’étoient pas dans lemême parti, le premier étant parmi les Grecs , & l’autreparmi les Troyens. Mais les filoux S’entendcnt au jeuquand ilâ font semblant du contraire. Homere peintThersite, impudent, laid , sot, & lâche au postible. A lalaideur près Pandare n’est guere représenté plus favora-blement.