Buch 
Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
Entstehung
Seite
540
JPEG-Download
 

NOUVELLISTE Art. XXII. 171

chacun notre Bouteille. La feule chose que j’ap-pris avec eux, c’est que Giles ne doit avoir quevingt-mille livres sterling de bien. Je le conclusde ce que ses plaisanteries, quoique non moinsfades que côlles des deux autres, ne taisoient pres-que aucun effet fur ses Camarades.

De mon Cabinet le 19. Août.

J’ai oui dire, qu’un Evêque qui vouloit dé-tourner son Clergé d’inventer , ou de debiter defausses Doctrines , (a) leur conseilleur de lire àleurs Auditoires quelques uns de ces Sermons ex-cellons qui font dej? imprimez. A l’exemple deces Prédications de la seconde Main, je vais trans-crire de Mr. de la Bruyere un Morceau de la plusfine Satire que j’aye jamais rencontré dans lesLivres. L'Auteur (a) y parle des François com-me un Voyageur parleroit d’une Nation qu’il ale prémier découverte.

„ On

(a) Personne n’ignore que c’est la Coutume, dans l’E-glise Anglicane, de lire les Sermons. Je ne fai d’ailleurs,s’il y a eu effectivement quelque Evêque qui ait conseilléaux Curez incapables de composer des Sermons d’en ache-ter de tout faits. Mais je sai bien qu’au lieu de tout cequi s’appelle Sermon, la Rubrique autorisée par le Parle-ment permet aux Ministres de lire en Chaire les Homilesqui furent faites fous les regnes d'Edouard VI. & d’Eliza-beth. Cette Loi fut fondée'fur des raisons fort appro-chantes de celles que l’Auteur iníìnuë.

(b) Cc Passage de la Bruyere ne regarde certainementque la France. Mais notre Auteur l’appliquoit aux An.glois, auxquels la peinture convenait assez en 1709., que

la