NOUVELLISTE. Art. XXIV. 187,
,, sieur, que vous.ne prendrez pas ceci en mau-„ vaise part. Je vous puis assurer que j’ai pour,, vous un profond respect, & que je vous é-„ cris cette Lettre , dans !a même disposition à„ vôtre égard que (a) Longin nous recommande,, la Lecture de Platon , & d’Homere. Lorsqu’en„ lisant quelqu’un de ces illujbes Auteurs , dit-il, nous,, rencontrons quelque chose qui ne nous parait pas rai-„ sonnabfe, nous devons fermement croire, que fi ces,, grands Esprits ètoient présents, & s’expliquaient eux-„ mêmes , nous serions tout surpris de nous sentir con-,, vaincus, que mus sommes seuls coupables des fautes,, que nous leur avions imputées. Si vous daignez,, me soulager de Pinquietude qui me tourmen-,, te à vôtre sujet, vous m’encouragerez à m’en-„ tretenir souvent avec vous. II y a quantité de,, choses dans lesquelles je pourrois bien ne vous, • être pas inutile , comme il y en a d’autrés fur„ lesquelles \vos lumières seront toujours agréa-„ blés à celuïi qui est,
,» Votre très-humble Serviteur,
„ (b) Chapeau Verd.
(a) Il n'y a rien de tel dans le Traité de Longin. Mai»les gens de Cour veulent paroitre habiles, & en imposentsouvent.
(b) Le Chapeatt-Verd appartient aux Evêques, & com-me Mrs. les Evêques aiment volontiers l’air de la Cour,ce nom designe allez naturellement un Homme qui possé-dé le langage perfide & les Manières maîtresses de cetteRégion-là.
Je
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